Cailles rôties aux raisins et marrons, accompagnées d’une purée de céleri

Cailles aux raisins et marrons

In English : Pot roast quail with grapes and chestnuts, plus a celeriac purée.

Il y avait déjà un moment que l’idée de faire un plat salé avec des raisins me trottait dans la tête. Et puis, à l’époque des fêtes, comme on pouvait trouver plus facilement des cailles, j’en avais acheté sans projet vraiment précis, en pensant les cuisiner pour le réveillon ; leur chair rosée tient un peu de la viande de gibier, que j’aime beaucoup. C’était sans compter l’invasion des microbes : j’ai passé la semaine de Noël à me traîner comme une vieille wassingue (un terme très distingué employé par ici pour dire « serpillère »), et la semaine d’après – celle du Nouvel An – rebelote, mais cette fois pour mon cher et tendre. Bref, le repas chic’choc fut remisé aux oubliettes et les cailles au congélateur. Mais l’un dans l’autre, ça m’avait donné le temps de la réflexion et il en est ressorti l’envie de cuisiner ces malheureuses cailles avec les fameux raisins. J’avais trouvé une recette qui les associait dans l’un de mes magazines, mais il y avait aussi des champignons, ce qui me semblait un peu aberrant gustativement parlant. Du coup, j’ai pensé à une autre star des fêtes, au goût douceâtre et plus passe-partout : les marrons. Un bon moyen de se rattraper des réveillons ratés ! J’ai apporté quelques autres petites modifications et pour finir, j’ai accompagné ça d’une purée de céleri qui avait déjà fait ses preuves, et qui complète harmonieusement l’ensemble (l’association marrons – céleri fonctionne très bien en soupe). Eh bien, mon ogre, qui pourtant déteste manger des choses pleines d’os, s’en est léché les doigts ! En plus, ce n’est vraiment pas compliqué à faire ; et en ce qui concerne le sucré-salé, ce n’est pas très prononcé : les cailles, le raisin, les marrons… ça fait très traditionnel et franchouillard, en fin de compte.

Je vous livre donc ce petit plat à l’occasion de la Saint-Valentin, pour que vous puissiez éventuellement le servir à votre « caille » lors de vos prochains dîners aux chandelles… 😉

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Autour du magret séché : fabrication maison et quelques idées de toasts

Magret séché maison et toasts au magret séché

The recipe for the English-speakers : Cured duck breast and some ideas for making use of it.

Bon, comme je vous le disais dans mon dernier article, c’est on ne peut plus facile de faire soi-même son magret séché, et c’est tout de même une pitié de payer 4 euros 90 pauvres grammes de magret alors que c’est plus ou moins le prix d’un magret de 300g. Je vous donne donc la recette que j’ai suivie, qui est grosso modo la même que l’on trouve un peu partout sur Internet, parce que voilà : c’est comme ça que faisaient nos mamies, et leurs mamies avant elles, et c’est comme ça que nos petits-enfants et arrière-petits-enfants continueront à faire les charcuteries en salaison ! Pas encore né, le robot qui saura vraiment faire la cuisine…Et si vous avez envie de réaliser la recette que je vous présentais précédemment, il vous restera peut-être un peu de ce fameux magret séché. Je sais que la saison des apéros festifs est passée, mais bon, on trouve toujours quelque chose à célébrer, ou des amis à inviter, alors je vous soumets aussi quelques exemples de toasts réalisés vite fait avec ce qui me passait sous la main.

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Galettes de sarrasin au magret séché et aux pommes flambées au Calvados

Galettes de blé noir au magret séché et aux pommes flambées

For the English-speakers : French-style buckwheat crepe filled with cured duck breast and flambéed apples.

Joyeuse Chandeleur ! Je ne sais pas si beaucoup de gens célèbrent avec conviction cette fête, mais c’est en tous cas le jour ou jamais pour manger des crêpes ! Je continue donc sur ma lancée et en profite pour vous livrer non pas la recette de mes crêpes inratables – un secret aussi bien gardé que ceux de La Laitière – mais une recette de crêpes salées, non moins délicieuses.

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