Semoule au lait fermenté ou saykouk, façon taboulé

Link to English post : Leben buttermilk semolina aka saykouk, tabbouleh-style.

Saykouk, semoule au lait fermenté et garnitures choisies

Avant que le printemps ne se termine et ne laisse place à l’été (haha… je sais ce que vous allez dire), je tenais à vous présenter ce plat traditionnellement consommé en cette saison, sans conteste plus précoce au Maghreb dont il est originaire. Ça ne paye peut-être pas de mine et ne mérite peut-être pas de figurer à la carte d’un restaurant, mais c’est justement tellement simple et adéquat au redoux printanier (ou estival) que ça n’aurait pas été sympa de ma part de le garder pour moi.

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« Lecsó » : une ratatouille hongroise ?

The post in English : « Lecsó » or stewed peppers and tomatoes : an easy and vegetarian Hungarian dish.

Lecsó, la ratatouille hongroise

Cette semaine, l’Ogrerie a pris le temps de souffler un peu, et le soleil aussi. Mais voici une recette bien ensoleillée (et qui réchauffe !) pour vous aider à tenir le coup jusqu’au retour des beaux jours…

Je vous le concède : quand on pense cuisine hongroise, on pense plutôt à des ragoûts de patate (peu ragoûtants), des plats de viande bien gras, des fritures ou des desserts bien riches (en beurre, chocolat et autres choses honteuses). Quand vous êtes invités dans une famille hongroise, il vaut mieux jeûner une semaine à l’avance, car ils vous trouveront maigre de toute façon, et ne vous lâcheront pas tant que vous n’aurez pas renoncé à la dernière once de décence alimentaire. Et le pire, c’est qu’il n’y a pas de saisons culinaires, chez eux : en été, par 35° à l’ombre, on vous sert encore du gulyás bien fumant.

L’avantage toutefois à avoir des origines hongroises, c’est qu’on connaît les petits secrets de cette gastronomie ; eh bien figurez-vous qu’on cultive des légumes (autres que des pommes de terre), à l’Est du Rhin, et qu’on les cuisine aussi !

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Soupe acidulée et pimentée de brèdes mourongue en bouillon de poulet minute, aux tomates et au tamarin

The recipe in English : Moringa leaves in chicken and lemongrass broth, with tomatoes, tamarind and chili : a hot and sour soup for springtime.

Bouillon aux brèdes mourongues

Vous ne trouvez pas que ça manque un peu de vert par ici, ces derniers temps ? En voilà de nouveau, même si cette recette n’utilise aucun des traditionnels légumes verts qui égayent maintenant les étals de nos marchés… Connaissez-vous les brèdes mourongue ? À moins que vous ne soyez d’originaire de la Réunion ou de certaines parties de l’Asie, je serais prête à parier que non, tout comme moi il y a à peine quelques mois !

Je suis reconnaissante envers la dame qui tient ma supérette asiatique préférée, toujours souriante et prête à me prodiguer des conseils, pour m’avoir fait découvrir ce « légume » délicat, très différent de la plupart des légumes asiatiques que j’ai eu l’occasion de goûter : il gagne à être connu !

En prime, ma gentille épicière m’a confié, en quelques mots, la façon dont elle a l’habitude de le préparer : en bouillon – un bouillon « minute » fait avec du poulet ou un bouillon à base de bœuf longuement mijoté – éventuellement parfumé à la citronnelle et additionné de tomates, de piments et d’un ingrédient jusqu’alors inconnu pour moi – le tamarin

J’espère faire honneur à la recette originelle en vous en livrant mon interprétation : une soupe légèrement acide, pimentée juste ce qu’il faut, et surtout incroyablement riche en saveurs qui se complètent parfaitement. Vous devez vous dire, une soupe alors que l’on a un soleil radieux qui réchauffe l’atmosphère, ce n’est pas vraiment de circonstance… Mais c’est une soupe légère et rafraîchissante, comme on sait si bien les faire en Asie, qui vous satisfera que le temps soit au beau fixe ou non. C’est aussi une soupe qui vous veut du bien, grâce aux bénéfices combinés du tamarin et des brèdes mourongues, ainsi qu’une soupe que vous pourrez vous préparer en une trentaine de minutes si vous avez pris soin de préparer les brèdes à l’avance.

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Salade croquante de topinambour en julienne

Salade de topinambour aux noisettes et au cerfeuil

In English : Crunchy and nutty Jerusalem artichoke salad.

Aujourd’hui a lieu la Fête des Lanternes (qui clôt les festivités liées au Nouvel An chinois) mais la recette que je vous propose est cette fois totalement hors contexte, en dehors du fait que les Chinois appellent le topinambour « gingembre étranger ». Il s’agit simplement d’une salade fraîche, croquante et « noisetée » : je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais le soleil des derniers jours – béni soit l’anticyclone russe – m’a donné envie de manger des choses plus légères, moins roboratives. Et il est possible de le faire tout en restant dans le ton de la saison, avec ce tubercule bien hivernal qu’est le topinambour.

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