Tourteau fromager, le Poitou cheesecake

The recipe in English : Cheesecake, the French way : « tourteau fromager » with goat cheese and an intriguing dark crust.

Tourteau fromager

Pour fêter le printemps qui s’installe doucement et mon anniversaire passé depuis peu, je vous propose aujourd’hui un gâteau au look peu commun, mais très frais et assez spécial pour moi, bien que ce ne soit pas mon fameux gâteau d’anniversaire à base de crème aux noix… Il s’agit d’un gâteau originaire du Poitou-Charentes, où vit une partie de ma famille (spéciale dédicace à deux de mes plus fidèles lectrices ;)) ; si vous voulez en savoir plus sur cette sympathique région française, l’émission « des racines et des ailes » de ce soir porte justement dessus ! C’est marrant car à bien y réfléchir, je crois que je n’ai pourtant jamais dégusté ce gâteau dans le Poitou-Charentes ! La seule version que je connais, et qui a donc été mon modèle pour élaborer cette recette, ce sont les tourteaux qu’on achète au supermarché, au rayon frais ; de temps en temps, mon père nous surprenait en en sortant un du frigo, ça nous faisait notre quart d’heure gourmand de l’après-midi ou de fin de repas. Et si vous en avez déjà goûté, vous serez d’accord avec moi pour moi que ça part beaucoup trop vite, et qu’il n’y en a jamais assez ! D’où l’intérêt d’essayer de le faire soi-même, ce qui permet de moduler les quantités…

Le tourteau fromager (aussi orthographié « fromagé », notamment sur les emballages industriels, mais ça ne me plaît pas du tout), malgré ce que son nom pourrait suggérer, n’a rien à voir avec le crabe appelé tourteau ! C’est plus ou moins l’équivalent du cheesecake anglo-saxon, avec une pâte brisée comme base et une pâte constituée essentiellement de fromage frais – traditionnellement plutôt du chèvre – et d’œufs. Ses deux particularités sont sa forme et sa croûte noire, déconcertante au premier abord ; elles sont dues à l’utilisation d’un moule spécial, très bombé (autrefois en terre cuite) et à une cuisson dans un four très chaud. Comme pour pas mal de bonnes choses – dont la tarte Tatin – son invention serait une « sérendipité » culinaire : après que le gâteau fut malencontreusement brûlé, on réalisa qu’il était très bon. Je ne sais pas exactement à quelle époque cela s’est produit, mais il se trouve que dans sa région d’origine, c’était un mets traditionnellement distribué et dégusté lors des grands rassemblements, en particulier les mariages. Mon père me racontait aussi que lui et ses frère et sœur se rendaient souvent à vélo jusqu’à l’usine qui les produisait, où on leur donnait ceux qui étaient ratés. Le rêve !

Bon, quelque part, je suis une amatrice un peu usurpée de tourteau, car plus jeune, je n’aimais pas manger le brûlé. J’aimais surtout – et c’est toujours ce que je préfère – ce que la croûte renferme, cette mie moelleuse, presque pas sucrée, au goût et à la pureté étonnamment préservés ; du coup, je découpais soigneusement la croûte, et retirais parfois même la pâte brisée… Mais, avec le temps, j’ai aussi appris à apprécier le goût du « brûlé », que je trouve d’ailleurs moins marqué dans les tourteaux faits maison ; c’est en quelque sorte une gourmandise réservée aux adultes, au palais aguerri ! N’hésitez pas à essayer, en tous cas, surtout si vous voulez surprendre des invités !

Comme pour tout, après plusieurs tâtonnements, je suis parvenue à un résultat que je trouve presque parfait.

Tout d’abord, j’ai testé différents contenants avant d’investir dans les petits moules de 15 cm de diamètre qui donnent leur nom à ce gâteau (tourteau signifiant probablement « petite tourte ») ; je les ai trouvés dans mon habituel magasin qui vend toutes sortes d’ustensiles vintage, mais on peut en acheter pour pas beaucoup plus cher sur Internet (sur amazon, ou clic ici pour d’autres adresses). Surtout, prenez-en deux à la fois si vous pouvez vous le permettre, sinon vous serez frustré(e), surtout au regard du temps de préparation (ce n’est pas très compliqué, mais il faut s’y prendre à l’avance).

Moule à tourteau fromager

J’aurais aimé vous dire que ça marche aussi bien avec d’autres moules mais comme le gâteau ne contient pas de levure, il faut que le moule « guide » en quelque sorte l’effet naturel de levée, et la forme du moule originel est la meilleure pour obtenir un gâteau joliment bombé et donc uniformément brûlé.

Vous pouvez aussi essayer dans une petite tourtière ou un petit plat à gratin comme celui ci-dessous (18 cm de diamètre), ce sera juste un peu moins bombé. Comme je le conseille plus bas, il vaut mieux dans ce cas ne pas remplir totalement le plat de pâte et d’appareil, pour conserver les mêmes proportions et éviter d’avoir à adapter le temps de cuisson.

Petit plat à gratin

Mais je suis sûre que vous pouvez trouver chez vous un récipient assez profond et bombé qui fasse l’affaire ; il faut juste vérifier que ça passe au four très chaud. Vous aurez peut-être quelques essais à faire et quelques ratés à subir pour arriver au meilleur résultat en vous adaptant à votre matériel, mais franchement, ça vaut le coup😉 !

Autre condition pour réussir cette recette : avoir un four qui monte jusqu’à une température élevée, je dirais au minimum 230°C (le mien va jusque 250°C à peu près). Là encore, il faudra vous adapter, mais c’est plus facile car le repère est la coloration du tourteau. Attention, je ne pense pas que ça fonctionnerait avec un four à chaleur tournante…

Dans tous les cas, il faut que vous vous assuriez que le fromage est bien égoutté (voir méthode plus bas) afin d’éviter que la pâte soit détrempée.

Enfin, j’ose espérer que Pierre Hermé me passera les infidélités faites à sa recette, car sauf le respect que je lui dois, celle-ci ne me satisfaisait pas pleinement. J’ai en effet choisi d’ajouter au fromage de chèvre du fromage frais de vache, et plus spécialement du cream cheese, que j’avais testé avec succès dans le cheesecake, pour avoir un goût de chèvre moins prononcé, plus proche du tourteau industriel. Je n’ai pas non plus ajouté d’arôme tels que rhum (beurrk) ou  fleur d’oranger (wtf ?!) car c’est tellement bon nature que ça gâcherait tout ! J’ai respecté le temps de cuisson en 50 min, mais en optant pour deux phases de cuisson, une pour faire « brûler » le dessus (l’étape où il est utile d’avoir une hotte ou du beau temps pour pouvoir ouvrir les fenêtres en grand ^^), et la seconde à température plus basse, pour assurer une bonne cuisson de l’intérieur. Pour finir, j’ai diminué la quantité de sucre (qui doit être à peine perceptible, juste adoucir le goût du fromage) mais en en incorporant une partie aux blancs d’œufs comme ici, et j’ai un peu augmenté la quantité de fécule, qui donne une pâte avec « de la consistance », mais plus légère et aérée qu’avec de la farine ; j’adore le petit chuintement que produit cette mie mousseuse quand on mord dedans…

Par contre, en ce qui concerne la pâte brisée, si j’ai du temps à tuer je la fais moi-même, mais je n’ai aucune honte à utiliser la pâte brisée du commerce (même premier prix), qui présente l’avantage d’être plus lisse, et surtout, déjà étalée finement. Pensez-y, ça vous économisera du temps de travail et vous donnera peut-être plus de courage pour vous lancer !

Le tourteau se mange sans fin faim, à toute heure de la journée, mais je le trouve parfait pour le petit-déjeuner ! À bon entendeur…

Tourteau fromager

Ingrédients (pour 2 tourteaux de 15 cm de diamètre, et au moins 4 personnes – ou 2 gourmandes, ou 1 gourmande et affamée ^^) :

  • 300 g de fromage de chèvre frais (type Chavroux®)
  • 150 g de fromage frais de vache (type Philadelphia® nature)
  • 1-2 rouleau(x) de pâte brisée de bonne qualité (de quoi y découper 2 disques de 20cm de diamètre) ou pour une pâte brisée maison :
    • 125 g de beurre ramolli (ou de margarine genre Fruit d’Or®, qui donne une pâte plus friable mais aussi plus fine et homogène d’après moi)
    • 1 jaune d’œuf
    • 1 pincée de sel
    • 250 g de farine
    • 1-2 c.s. d’eau
  • 80 g + 20 g de sucre
  • 1 c.s. de lait (facultatif)
  • 4 œufs moyens, jaunes et blancs séparés
  • 2 c.s. bombées / 25 g de fécule de pomme de terre (au rayon farine, sucre, Maïzena®…)

Préparation :

Un ou deux jours à l’avance, préparer les fromages ; placer un torchon ou autre tissu à mailles fines dans une passoire, elle-même placée dans un saladier plus grand ; déposer le chèvre et le fromage frais dans le torchon.

Préparer le fromage

Replier le torchon en serrant bien, et poser éventuellement un poids par-dessus, comme une assiette creuse. On peut aussi faire comme ici, en le posant sur un petit bol retourné au fond d’un saladier (penser alors à vider régulièrement le saladier pour éviter que le niveau du liquide, s’il y en a, n’atteigne le torchon).

Mettre le tout au frais jusqu’au jour J, pour que le fromage perde le plus d’humidité possible. Les fromages que j’utilise n’en contiennent pas tant que ça, mais vérifier, mettons, deux fois par jour pour voir comment ça évolue.

Le jour-même, au moins 1h à l’avance, commencer par réaliser la pâte brisée si vous souhaitez la faire maison.

Mélanger le beurre, le jaune d’œuf et le sel dans un saladier (le principe étant de « briser » le beurre en petits morceaux qui fondront à la cuisson).

Ajouter du bout des doigts la farine, de façon à ce qu’elle soit uniformément humidifiée.

Incorporer progressivement l’eau pour amalgamer la pâte, puis la fraiser rapidement (l’écraser du plat de la main en tournant, plusieurs fois).

Rouler la pâte en boule, l’emballer dans du film alimentaire et la laisser reposer au frais, environ 1h.

À ce moment, sortir le fromage du réfrigérateur, pour qu’il soit revenu à température ambiante avant la cuisson.

Penser à sortir aussi la pâte 1/4 d’heure à 1/2 heure à l’avance pour qu’elle soit plus facile à manipuler.

Une fois le temps de repos terminé, diviser la pâte en deux pâtons de taille égale et les poser côté coupé sur le plan de travail fariné en leur donnant une forme ronde.

Abaisser très finement chaque pâton au rouleau à pâtisserie ; le mieux est de faire tourner la pâte d’un quart de tour après chaque passage du rouleau, pour que ça forme un disque régulier d’environ 2 mm d’épaisseur. On doit pouvoir voir votre main par transparence, à travers (voir photo ci-dessous).

Si vous utilisez de la pâte brisée du commerce, découper 2 disques de pâte d’environ 20 cm de diamètre.

Foncer les moules avec les disques de pâte et passer un couteau bien aiguisé le long des bords pour couper l’excédent de pâte. (Avec le petit plat à gratin dont je parlais plus haut, j’ai laissé 2-3 cm libres en haut, pour respecter la taille et la forme du moule normal, et c’était pas mal.)

Préparation des fonds de pâte

Préchauffer le four au maximum (240-250°C pour moi).

Bien presser le torchon contenant les fromages au-dessus du grand bol ou saladier, pour en extraire le liquide restant.

Égoutter le fromage

Déposer les fromages égouttés dans un bol et les mélanger à la fourchette, puis en prélever 250 g que vous transférerez dans un saladier.

Il m’en est resté quelques cuillerées à soupe que j’ai utilisées pour faire une tartinade aux saveurs estivales, en les mélangeant avec un peu d’huile d’olive, un petit pétale de tomate séchée hachée finement et les brins d’une branche de romarin émincés (pas besoin d’ajouter de sel).

Tartinade au chèvre

Battre les 250 g de fromage avec les 80 g de sucre et éventuellement un peu de lait s’il est devenu trop sec et ferme.

Incorporer les jaunes d’œufs puis la fécule, pour obtenir un mélange lisse et homogène.

Battre en neige ferme les blancs d’œufs, puis ajouter les 20 g de sucre restants et battre de nouveau jusqu’à ce que les blancs d’œufs soient brillants, comme un appareil à meringue.

Les incorporer délicatement à la préparation, en veillant à ce qu’ils soient complètement amalgamés.

Poser les moules sur une grille ou une plaque de cuisson, pour pouvoir les déplacer plus facilement. Répartir équitablement la préparation dans les fonds de pâte, en versant doucement et en les remplissant totalement.

Lisser délicatement le dessus avec une maryse.

Enfourner, et cuire au thermostat maximum jusqu’à ce que la croûte noircisse (20 min environ pour moi), en veillant à bien aérer (ou allumer la hotte, si vous en avez une).

Couvrir les tourteaux de papier alu en glissant ce dernier le plus rapidement possible à l’intérieur du four : s’il reste ouvert, les tourteaux vont lamentablement retomber (je parle d’expérience !).

Baisser le thermostat à 180°C et poursuivre la cuisson 30 min : la cuisson doit durer au total 50 min (je dirais 10 min de plus avec un moule plus profond).

Laisser refroidir les tourteaux dans le four (sans l’ouvrir) avant de les démouler.

Tourteau fromager

Vous aurez besoin d’encore un peu de patience : placer les tourteaux au frais toute une nuit. Vous pourrez ensuite les conserver dans le réfrigérateur quelques jours, si vous en êtes capables !

Tourteau fromager

CECI N’EST PAS UN GÂTEAU BRÛLÉ

Et enfin… couper en parts et déguster !

Tourteau fromager

Alors, mieux que le New-York cheesecake ?!

32 réflexions sur “Tourteau fromager, le Poitou cheesecake

  1. Absolument magnifique. Ton texte et tes photos, ainsi que la recette sont superbes ! Je suis complètement sous le charme, d’autant que j’adore le tourteau. Bien sûr, je n’ai aucun matériel adapté à la maison, et avec un amoureux qui ne supporte pas le fromage ni rien qui ait un rapport avec le fromage ou le lait ça va être difficile… (je lui ai encore demandé ce matin s’il n’aimait VRAIMENT pas le cheesecake et il a de nouveau fait la grimace, incroyable). Enfin, je me contenterai de baver devant ta belle recette, c’est déjà ça de pris😀

    • Misère de misère, il n’aime ni les topinambours, ni les œufs ni les produits laitiers… mais comment est-ce possible ??? Je compatis, et dois t’avouer que ça me fait plaisir qu’en l’occurrence la délicatesse du palais de mon ogre n’aille pas jusque-là😀 (au contraire d’ailleurs, il est fou de fromage et doit boire 1/2 L de lait par jour)
      Merci beaucoup pour ton commentaire, encore une fois, tu me flattes… je vais finir par prendre le melon si tu continues ^^
      En tous cas ne t’inquiète pas si tu ne peux pas faire le tourteau à la maison, c’est un peu « pour le fun » car en fin de compte ça ne revient pas vraiment moins cher, et il n’y a pas de différence importante au niveau du goût !

    • Thank you so much for stopping by, and for the greeting as well !
      I agree, I’ve been rewarded for having this cake made at home🙂 I wish you to be able to taste it too, sometime.

  2. Ah, ce n’est pas que moi qui ai un monsieur un peu difficile! J’ai déjà goûté celui vendu au magasin, mais le fait maison doit être bien meilleur! Et je suis d’accord, enlever le rhum et fleur d’oranger est une bonne idée!

    • En fait j’ai l’impression que la plupart des blogueuses de cuisine ont un mari ou compagnon récalcitrant ! C’est peut-être pour ça qu’on a envie de partager notre passion avec d’autres personnes ?!
      Je suis contente que ma recette te plaise ! Je ne dirais pas que le résultat est bien meilleur que les tourteaux « industriels », mais je suis quand même très contente d’être arrivée à ça. Et c’est vrai que pour la croûte, ça fait la différence.

    • Je t’en prie, contente de t’inspirer🙂 A vrai dire ma recette n’est pas la première sur la toile, j’espère qu’elle saura te satisfaire. Bon courage pour la réalisation !

  3. Franchement bravo ! Parce qu’on dirait vraiment un tourteau sorti du sachet (sans te vexer au contraire !!) ^^
    Je ne connaissais pas toutes ces astuces et te remercie pour ta recette et ton commentaire qui me fait découvrir ton blog ….. Je vais voir le reste moi😉 !

    • Ah non, au contraire, ce compliment me flatte vraiment ! Je dois avouer que je n’étais pas peu fière de moi quand je suis arrivée à ce résultat (le plus dur ayant été de devoir attendre que ça refroidisse pour couper le tourteau et voir la consistance de la mie ^^)… Pour les astuces, j’espère sincèrement qu’elles fonctionneront aussi bien pour d’autres que pour moi.
      Merci beaucoup pour ton enthousiasme et bienvenue, en tous cas ! Je suis ravie que mon blog te plaise, autant que d’avoir découvert le tien🙂

  4. voici un gâteau totalement nouveau pour moi! Je n’ai jamais rien vu de tel, comme c’est beau!!! En fait c’est la pâte brisée qui brûle au four en première partie, c’est vraiment intrigant, j’aimerais bien goûter. Et le gâteau ne se fissure pas à cuire à cette température? Ça m’étonne aussi! Bref, va falloir que j’essaie!

    • Merci pour ce commentaire enthousiaste, je suis contente que ce soit une bonne découverte pour vous !
      Par contre ce n’est pas la pâte brisée qui brûle, mais la préparation à base de fromage (qui gonfle grâce aux œufs, comme un soufflé).
      Des fissures peuvent apparaître, ça dépend des fois, mais elles s’atténuent une fois que le gâteau est refroidi (il « retombe » toujours un peu, c’est normal).
      Je dois avouer que mes tourteaux ne sont pas aussi parfaitement réussis à chaque fois, mais ils restent délicieux🙂
      Bonne chance à vous !

  5. Wahou !!!! Je suis sous le charme ! Je suis poitevine et j’adore ce gâteau mais je n’ai jamais osé le faire, surtout à cause des moules que je n’ai pas.
    Du coup, ça me motive vraiment et je pense que je ne vais pas tarder à expérimenter.
    C’est vrai que c’est vraiment un gâteau de mariage, chez nous, pas de vin d’honneur qui se respecte sans tourteau, (ni broyé au passage !)
    Et j’avoue que quand j’étais petite, je mangeais le cramé (plus par défi et admiration des autres gamins qui n’étaient pas habitués à ce gâteau que par goût.. :P)
    L’année dernière, j’ai même vu des photos prises dans la région (St Sauvant ) par Doisneau à l’occasion d’un mariage. On voyait des quantités impressionnantes de tourteaux préparés pour la fête, c’était magnifique !
    Bref, tout ça pour dire que je suis super contente d’être tombée sur ton blog (pourtant je vais aussi sur cuisicook, je n’ai pas eu l’occas de venir chez toi) et du coup je vais te suivre.

    • Ton commentaire me va droit au cœur Juliette, je te remercie de l’intérêt que tu portes à cette recette et à mon blog !
      Et ton évocation des mariages poitevins me fait regretter de ne pas vivre moi aussi dans cette belle région… Je serais curieuse de voir les photos de Doisneau dont tu parles, j’aime beaucoup son travail.
      A bientôt, et bonne chance pour le tourteau !

  6. J’ai bien essayé de trouvé la dite-photo sur la toile mais je ne l’ai pas trouvée, juste celle où le cortège du mariage arrive devant le ruban tendu entre 2 chaises.
    Si tu aimes les photos de Doisneau, je te conseille le site « Atelier Robert Doisneau », il y a des images magnifiques et les photos sont classées par genre. La photo dont je te parle s’appelle : le ruban de la mariée, St Sauvant 1951

    • Dommage pour la photo, mais merci ! C’est effectivement un chouette site, et sur la photo « le ruban de la mariée », ce qu’on voit du paysage ressemble bien au Poitou que je connais et chéris…
      Bonne fin de journée !

  7. Pingback: Túrós rétes, rouleaux de pâte filo au fromage blanc d’Europe de l’Est |

  8. Bonjour J’ai fait cette recette et le gâteau était délicieux.
    Je viens de découvrir l’intérieur de ce qui était humide. Pas comme sur la photo, mais plus gluant.
    Si le gâteau refroidir complètement avant de pouvoir manger?

    Pardonnez mon français, je suis de Pays-Bas

    • Bonjour Jeroen, merci d’avoir essayé la recette et de faire l’effort d’écrire en français🙂
      Je suis contente que le goût vous ait plu, mais en effet, il vaut mieux laisser refroidir le gâteau complètement dans le four, puis le mettre au réfrigérateur au moins quelques heures (une nuit entière si vous avez le temps) pour que la texture de l’intérieur soit idéale.
      Ceci dit, ce n’est pas censé être vraiment sec comme une génoise : ça s’écrase et « fond » un peu quand on mord dedans…
      Bonne chance pour vos prochains essais !

  9. Aie aie aie !!! Je reviens de vacances, et comme tous les ans depuis plus de 20 ans, je me suis régalée de tourteaux ! Je cherchais une recette et la tienne me plait énormément (les photos sont magnifiques) .

    Sauf que le fromage de chèvre me fait très peur. Je n’aime vraiment pas le fromage (et la terre s’est arrêtée de tourner quand j’ai appris que le tourteau était à base de chèvre:/ ) J’avais abandonné l’idée de le faire moi-même mais pfiou, c’est tellement bon que je vais essayer de passer outre mon dégout pour le fromage.

    Pardon pardon pardon d’avance pour ma question qui va en défriser plus d’un … mais est-ce qu’il a le même gout que l’industriel ?

    A bientôt🙂

    • Bonjour Julie, ça me fait vraiment plaisir que ma recette t’ait tapé dans l’œil, merci pour le compliment !
      Désolée, en effet, le fromage étant la base du gâteau, tu ne vas pas pouvoir l’éviter totalement… Mais, d’une part, au cas où tu n’en aurais jamais goûté, le fromage de chèvre frais (type « Chavroux ») a vraiment un goût beaucoup plus léger que les fromages de chèvre en bûche ou en crottin ; et d’autre part, tu peux ajuster le ratio fromage de chèvre / fromage frais de vache, ou totalement remplacer le fromage de chèvre par du fromage frais (mais dans ce cas, opte pour un fromage différent du « Philadelphia », peut-être un fromage type « fouetté » à la texture plus légère, comme le fromage de chèvre frais).
      Ceci dit, j’ai justement essayé de retrouver le goût et la consistance du tourteau « industriel » avec cette recette, car figure-toi que, toute amatrice de cuisine de terroir que je suis, c’est à celui-ci que va mon affection, à moi aussi😉 Tu es donc tout excusée, et je pense que tu devrais déjà essayer comme ça, histoire d’être fixée sur d’éventuelles modifications à apporter.
      Bon courage, et n’hésite pas à me faire savoir ce qu’il en ressortira !

      • Merci pour ta réponse ultra rapide😀

        Je vais tenter TA recette, sans modification, je te fais confiance ! J’attends juste mes moules à tourteaux … ! Je reviendrai te dire si j’ai réussi ou pas !

  10. Pingback: Bonjour février | like a strawberry milk

  11. Bonjour
    Comme beaucoup d’autres avant moi visiblement, je m’extasie sur ton tourteau qui est sublime!! J’ai testé une autre recette avant la tienne, mais le résultat ressemblait plus à un far qu’à un tourteau fromagé!! et le goût trop marqué du fromage de chèvre donne un résultat sucré salé plutôt écoeurant. Du coup, le mélange avec le Philadelphia m’a paru être un bon compromis! J’en viens à ma question, car je viens de tester ta recette et… les tourteaux ont éclaté après les 20 premières minutes de cuisson (je précise que mon four arrive laborieusement à 250°C au mieux de sa forme). Cela t’est-il déjà arrivé? Est-ce dû à la cuisson? Merci de ta réponse et pour tes magnifiques recettes.

    • Aïe aïe aïe, ma crédibilité va en prendre un coup…!😉
      Merci en tous cas pour ton commentaire élogieux, ça me touche. Ceci dit, le principal reste la recette, et ça me chagrine que ton essai ne soit pas fidèle à la promesse faite par mes photos ! Je dois t’avouer que, n’étant pas scientifique dans l’âme, je n’ai pas encore tout compris à l’alchimie du tourteau… Une chose est sûre en tous cas, il m’est déjà arrivé qu’il retombe (lorsque j’ai ouvert trop grand/trop souvent la porte du four), qu’il se craquèle en croix sur le dessus (mais en reprenant sa forme ensuite), mais pas non plus qu’il « éclate ». En tout état de cause, la nature du four joue un rôle important dans tout ça ; d’ailleurs je suis récemment passée d’un four traditionnel d’entrée de gamme à un four à chaleur tournante un peu plus classe, mais pas encore osé y faire un tourteau.
      Est-ce que la texture était bonne au moins, assez aérée ? Parce que dans ce cas il suffit peut-être de baisser un peu la température du four et de rallonger les temps de cuisson… ou alors, essaie de glisser une feuille de papier sulfurisé repliée plusieurs fois sur elle-même entre la porte de ton four et le four lui-même, de façon à ce que ce soit très légèrement entrebâillé et qu’il y ait une partie de la pression qui puisse être évacuée (personnellement, mon précédent four n’était pas très bien isolé, c’est peut-être ça).
      Désolée en tous cas que le résultat n’aie pas été à la hauteur de la confiance que tu as eue en ma recette… j’espère que ma réponse pourra t’aider à parfaire ta maîtrise du tourteau ! Bonne chance !

  12. Merci pour ta réponse rapide, et je t’assure que ta crédibilité est intacte, et même renforcée!! car avec une même recette, tu arrives à un résultat génial, et moi pas…! Concernant la texture, elle n’était pas non plus à la hauteur de ton résultat, pas trop aérée, et visiblement pas assez cuit au milieu (le goût bien meilleur par contre que mon précédent essai!). Je pense aussi que (presque) tout tient à la cuisson. Je n’ai donc pas dit mon dernier mot!! Recette adoptée, il n’y a plu qu’à apprivoiser mon four! Merci pour tout!

  13. J’adooooorais ça petite, j’aimerais en faire mais je suis sûre qu’il serait loin de ressembler au tien, qui est tout simplement splendide🙂
    Merci pour tous les bons souvenirs que ça me rappelle,
    Bisous, Alison

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