Riz frit à la coréenne : kimchi bokkeum bap au kimchi maison et au tofu croustillant

Link to English post : Kimchi bokkeum bap, my way : Korean fried rice with homemade kimchi and crusty tofu.

Kimchi bokkeum bap au tofu croustillant

Je vous avais déjà parlé de mon goût pour le riz, une fois précédente ; voici de nouveau un de mes plats « comfort food » dont il est l’ingrédient principal (ça devient un peu lassant tout ce battage autour de la météo, alors je préfère m’abstenir d’y faire référence explicitement, mais il  me semble que ce genre de plat est encore d’actualité dans une bonne partie de notre pays…). Dans mon dernier article, je vous ai promis une recette de ma conception, mais ce n’est pas encore tout à fait le cas puisqu’il s’agit d’un plat traditionnel coréen, simplement un peu adapté par mes soins ; j’espère que vous ne m’en voudrez pas si je l’estampille quand même « l’Ogrerie »… En tous cas, ne vous trompez pas au titre, il n’est pas question de friture ici, et c’est d’ailleurs un plat qui nécessite peu de cuisson !

Au cas où vous ne le sauriez pas déjà, l’expression de « riz frit » ou « riz sauté » désigne ces plats asiatiques réalisés en un tournemain, au wok, à partir des restes de riz – avec des œufs, des légumes, de la viande comme des saucisses lap cheong… dans le genre du fameux « riz cantonais », sa version uniformisée et occidentalisée (francisée ?).

Les Coréens ont le leur propre, assez caractéristique puisqu’il est aromatisé par du kimchi, l’élément identitaire de la gastronomie coréenne (qui semble d’ailleurs être plutôt « tendance » depuis quelque temps, sans doute en avez-vous au moins déjà entendu parler). Le principe du kimchi est simple, et s’adapte à des végétaux divers et variés : il s’agit de légumes « marinés » ou « fermentés », trempés au préalable dans une saumure puis enrobés d’une pâte constituée d’une bonne dose de piment (qui leur donne leur belle couleur rouge) et de divers ingrédients qui approfondissent leur goût tout en activant la lacto-fermentation.

Le plus connu est sans conteste le kimchi de chou chinois (baechu kimchi), que l’on trouve facilement en bocaux dans n’importe quelle supérette asiatique. Mais il peut être plus pratique de le faire soi-même que de se rendre dans un magasin asiatique, surtout que le chou chinois (napa cabbage, ou pe-tsaï) est désormais disponible dans la plupart des supermarchés ! En plus, en le faisant « maison », il est possible de contrôler le degré de fermentation, pour respecter les goûts de chacun. C’est en tous cas ma préférence personnelle, mais libre à vous de l’acheter tout fait !

Kimchi de chou chinois maison

La première recette de baechu kimchi que j’ai essayée ne m’avait pas entièrement convaincue ; j’avais pensé tester celle de Pierre Sang Boyer telle que Claire, de « La plus petite cuisine du monde », l’a gentiment transmise, mais j’ai trouvé le graal avec la recette d’un blog de cuisine coréenne que j’adore, « Korean Bapsang », au point que je n’ai plus envie d’en essayer d’autre ! Je n’en ai d’ailleurs pas changé une virgule, mais vous en trouverez ci-dessous une version traduite, au cas où vous ne liriez pas l’anglais (maintenant que j’y pense, j’ai quand même été obligée d’opérer une légère substitution d’ingrédients, précisée ci-dessous).

Toujours est-il que chaque fois que j’ai du baechu kimchi sous la main, je n’ai qu’une envie : refaire ce kimchi bokkeum bap, le premier plat que j’aie cuisiné avec du kimchi.

Kimchi bokkeum bap, le riz frit coréen au kimchi

L’association riz-kimchi est excellente, et les saveurs se combinent parfaitement avec l’œuf sur le plat encore coulant et les graines de sésame torréfiées. Que dire de plus, à part qu’il s’agit d’un plat végétarien mais complet et savoureux ? En ce qui concerne la recette (simplissime, comme vous allez voir), je l’ai adaptée à partir de celle d’un blog que je ne suis pas sûre de pouvoir retrouver… mais je peux vous dire qu’elle était parfaitement authentique, le monsieur qui la partageait étant marié à une Coréenne (s’il se reconnaît : merci beaucoup :)) !

Mon initiative personnelle a été d’ajouter du tofu ferme que je devais écouler, poêlé de façon à ce qu’il soit croustillant (une technique apprise ici, sur l’excellent blog « Taste Hong Kong ») et taillé en lamelles, histoire d’en faire un plat encore plus complet.

Tofu poêlé croustillnt

Et puis, beaucoup de gens ont l’air de penser que le tofu n’a aucune saveur, mais je ne trouve pas ; au contraire, il a un goût, certes plus léger qu’un maroilles bien fait (!), mais très spécifique. J’ai bien conscience que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais j’ai décidé de militer un peu ici pour les droits du tofu à être apprécié à sa juste valeur ! Non seulement il est bon en lui-même, mais il peut aussi apporter quelque chose d’intéressant à un plat, comme des légumes sautés par exemple, surtout légèrement frit comme ça… [ceci dit, attention : chez les femmes, il semblerait que manger des produits à base de soja trop fréquemment lorsqu'on n'y a pas été habituée avant la puberté puisse favoriser le développement de certains cancers]

Je ne prenais pas trop de risques en faisant cette association, vu que le tofu et le kimchi se retrouvent dans plusieurs recettes coréennes, dont les kimchi mandu, les raviolis au kimchi. Mais j’ai été ravie de voir à quel point ça fonctionne bien dans ce plat en particulier ! Si vous avez l’occasion d’avoir du kimchi sous la main ou avez le projet d’en faire maison, n’hésitez pas.

Alors, prêts à faire un petit tour en Corée, le temps d’un repas…? Je vous jure, ce n’est pas si difficile !

Ingrédients :

Pour 2 personnes, en plat principal.

  • 3 c.s. d’huile végétale
  • 200g de kimchi de chou chinois
  • partie blanche d’1 ciboule (facultatif)
  • 2 bols de riz cuit
  • 2 c.s. de « jus » de kimchi (le liquide dans le bocal)
  • 100-200g de tofu ferme
  • 2 œufs
  • 1/4 c.c. de flocons de piment coréen (gochugaru) (facultatif = pour les amateurs de sensations un peu plus fortes !)
  • 2 c.c. d’huile de sésame grillé
  • 2 c.s. de vert de ciboule (~ partie verte d’ 1 ciboule)
  • 2 c.s. de graines de sésame blanc, torréfiées (grillées à sec à feu moyen, dans une poêle, en remuant constamment, jusqu’à ce qu’elles soient uniformément dorées)
  • sel, poivre

Pour le kimchi de chou chinois maison :

NB : 1 tasse = 250 ml

  • 1 gros chou chinois (3kg dans la recette originale, mais il me semble que ceux qu’on trouve ici sont plus petits – personnellement, j’ai divisé toutes les quantités en fonction du poids du chou que j’ai utilisé (1kg), mais je laisse ici les mesures d’origine pour que vous puissiez faire de même)
  • 1 tasse (~ 330g) de gros sel
  • 6,5 tasses (~ 1, 6 L) d’eau
  • 450g de radis blanc coréen (j’ai simplement utilisé la variété de radis blanc qu’on trouve le plus souvent dans les magasins asiatiques, mais du radis noir devrait faire l’affaire)
  • 1/4 (~ 75g) de poire asiatique (nashi pour moi) (facultatif, mais fortement recommandé !)
  • 3-4 oignons verts/ciboules/cébettes
  • 1 c.s. de farine de riz gluant
  • 1/2 tasse (~ 60g) de flocons de piment coréens (gochugaru)
  • 1/4 tasse de crevettes salées coréennes (saeujeot) + 3 – 4 crevettes crues (~ 60g) [ou comme moi 30g de crevettes séchées de gros calibre, roses – les mêmes que dans cette recette]
  • 3 c.s. de sauce de poisson
  • 3 c.s. d’ail haché
  • 1 c.c. de gingembre râpé
  • 1 c.c. de graines de sésame

Préparation :

Kimchi maison

  • Couper le chou en deux verticalement, juste au niveau de la partie blanche des feuilles. Puis prendre une moitié dans chaque main et tirer délicatement pour que le haut des feuilles se sépare proprement.
  • Recouper chaque moitié en deux de la même façon.
  • Dissoudre 1/2 tasse de sel dans 5 tasses d’eau, dans un récipient assez large.
  • Y plonger et rincer soigneusement chaque quartier de chou, un à la fois.
  • Les secouer pour éliminer l’excédent d’eau et les transférer dans un autre récipient (sans jeter l’eau de trempage).
  • Utiliser l’autre 1/2 tasse de sel pour saupoudrer la partie basse, plus rigide, de chaque feuille de chou (en commençant par celles à l’extérieur des quartiers). Utiliser un peu plus de sel au besoin.
  • Disposer les quatre quartiers dans le même récipient et verser dessus l’eau salée réservée.
  • Laisser reposer 6 à 8 heures, en retournant les quartiers de chou toutes les 2-3h pour qu’ils soient équitablement immergés dans la saumure. Au terme du processus, il faut que la partie blanche des feuilles puisse être pliée sans difficulté.
  • Rincer les quartiers à l’eau claire, 3 fois de suite, en insistant bien sur la base des feuilles, puis les laisser s’égoutter, partie coupée vers le bas.
  • Pendant le temps d’égouttage, préparer l’assaisonnement.
  • Mélanger la farine de riz gluant avec 1/2 tasse d’eau et faire chauffer à feu doux dans une petite casserole, en remuant, jusqu’à ce que ça épaississe, puis laisser refroidir cette pâte.
  • Hacher finement les crevettes (toutes sortes confondues), hacher l’ail et râper le gingembre.
  • Mélanger la pâte de farine de riz gluant avec le piment, les crevettes, la sauce de poisson, l’ail, le gingembre, les graines de sésame et 1/2 tasse d’eau.
  • Couper le radis et la poire, si vous l’utilisez, en julienne (n’hésitez pas à le faire à l’aide d’une mandoline, si vous avez la chance d’en avoir une !).
  • Détailler les oignons (parties blanches et vertes confondues), en biseau, en tronçons de 2,5 cm de long environ.
Les ingrédients du kimchi maison

Les ingrédients que j’ai utilisés pour 1 kg de chou (de gauche à droite et de haut en bas) : 150 g de radis blanc, 10 g de crevettes séchées, 1 c.s. de sauce de poisson, 25 g de poire nashi, pâte de riz gluant (1 c.c. de farine de riz gluant + 40 ml d’eau), 1.5 cébette, 20 g de flocons de piment coréens ; et au centre, 1/3 c.c. de graines de sésame torréfiées, 1 c.s. d’ail haché et 1/3 c. de gingembre râpé.

  • Dans un grand bol, mélanger ces ingrédients avec la pâte pimentée, à la main (en portant des gants si vous avez une peau délicate). Goûter, et ajouter si nécessaire un peu de sel, de sauce de poisson, de crevettes salées / séchées, si vous ne trouvez pas le mélange un poil trop salé (ce qu’il doit être).
  • Si possible, mettre de côté 30min – 1h pour que les saveurs se mélangent et se développent.
  • Couper l’extrémité dure des quartiers de chou, à la base, en en laissant juste suffisamment pour que les feuilles tiennent encore les unes aux autres.
  • Séparer l’assaisonnement au radis et au piment en 4 portions égales, à vue de nez.
  • En utilisant une portion d’assaisonnement par quartier, en disposer un peu (~1-2 c.s. pour les plus grandes feuilles) entre chaque feuille de chou, en essayant de le répartir le plus uniformément possible (de nouveau, il vaut mieux utiliser des gants).
  • Replier la partie supérieure des feuilles de chaque quartier sur la partie blanche (du côté coupé) en étalant et disposant joliment la feuille qui se retrouve sur le dessus.
  • Placer les quartiers au fur et à mesure dans un contenant hermétique (en verre ou en plastique) de taille adéquate.
  • Lorsqu’ils sont tous prêts, appuyer dessus fermement pour éliminer les bulles d’air, puis rincer le récipient qui contenait l’assaisonnement avec la demi-tasse d’eau restante et verser le tout sur les quartiers de chou.
  • Fermer et laisser à température ambiante pendant 24 à 48h (selon la vitesse à laquelle vous souhaitez que ça fermente) puis conserver au frais. Sur mes photos, le kimchi a une semaine, mais je l’ai trouvé vraiment bon à partir de deux semaines. C’est aussi la durée que préconise la dame qui tient le blog « Korean Bapsang » pour un kimchi au mieux de sa forme ; par contre, la durée totale de conservation est assez vague, puisqu’elle dépend des goûts de chacun, mais pour ma part, j’ai trouvé qu’après un mois complet le kimchi devenait trop aigre.

Riz frit au kimchi et tofu croustillant

Préparer le tofu : couper dans le bloc de tofu 3-4 tranches rectangulaires d’1 cm d’épaisseur, les rincer à l’eau claire et bien les sécher avec du papier absorbant.

Les saler de chaque côté et les déposer côte à côte sur une assiette recouverte de papier absorbant, puis les couvrir avec une deuxième feuille de papier absorbant ; laisser reposer 10-15 min (cette étape permet d’éliminer l’excédent d’humidité du tofu, pour pouvoir le poêler plus facilement).

Pendant ce temps, détailler le kimchi en lamelles d’1 cm de large (en coupant au préalable la base des feuilles pour les séparer), hacher le blanc de ciboule le cas échéant et émincer le vert en fines rondelles.

Si ce n’est pas déjà fait, faire griller à sec les graines de sésame (voir plus haut) et réserver.

Faire chauffer une poêle (assez grande pour pouvoir y mettre côte à côte les morceaux de tofu) à feu moyen, suffisamment longtemps pour que la chaleur soit perceptible à plusieurs centimètres au-dessus de sa surface. Verser 1 c.s. d’huile et la répartir uniformément en tournant rapidement la poêle.

Sécher une dernière fois les tranches de tofu avec une feuille de papier absorbant sèche, puis les déposer délicatement dans la poêle.

Attendre que la face en contact avec la poêle soit dorée (~ 2 min) avant de les retourner, puis faire dorer l’autre face. En regardant la tranche des morceaux de tofu, sur le côté, on peut voir la croûte se former, c’est un bon indicateur du degré de coloration en contraste avec l’intérieur qui reste blanc.

Déposer les tranches de tofu croustillantes sur une assiette couverte d’une feuille de papier absorbant et les laisser refroidir, puis les détailler en lamelles de 2-3 mm d’épaisseur.

Faire chauffer 1.5 c.s. d’huile dans une sauteuse ou un wok (ou la poêle utilisée pour frire le tofu si elle est assez grande et profonde), à feu vif.

Y faire revenir le kimchi émincé, éventuellement avec le blanc de ciboule haché, jusqu’à ce que son arôme se dégage (~ 1 min).

Baisser un peu le feu et incorporer le riz, puis le jus de kimchi.

Poursuivre la cuisson 2-3 min, en remuant bien et en séparant les grains de riz agglutinés à l’aide de la spatule, jusqu’à ce que le riz soit complètement réchauffé et uniformément enrobé de jus.

Pendant ces quelques minutes, faire cuire les œufs sur le plat, dans une poêle à part, avec la 1/2 c.s. d’huile restante ; veiller à ce que le blanc soit pris sans être sec, et le jaune bien coulant.

Incorporer au riz les lamelles de tofu poêlé, remuer pour bien les répartir, et laisser la poêle sur le feu une petite minute de façon à ce qu’elles soient réchauffées mais restent croustillantes.

Saler et poivrer selon convenance, saupoudrer éventuellement de flocons de piment, mélanger, puis ajouter hors du feu l’huile de sésame et mélanger de nouveau.

Dresser dans des assiettes creuses ou des bols, surmonter chacun(e) d’un œuf et parsemer d’1 c.s. vert de ciboule émincé et d’1 c.s. de graines de sésame grillées à sec.

À vos baguettes, prêts… partez !

Kimchi bokkeum bap au tofu croustillant

J’en profite pour vous signaler, avec le plus plaisir, que ça fait maintenant un peu plus de 6 mois que l’Ogrerie a vu le jour… comme le temps passe vite, quand on s’amuse ! Merci beaucoup en tous cas pour vos visites et messages, qui m’encouragent à faire avancer le schmilblick. J’espère que ça continuera à vous plaire !

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25 réflexions sur “Riz frit à la coréenne : kimchi bokkeum bap au kimchi maison et au tofu croustillant

  1. Quel bonheur de trouver encore une autre enthousiaste de kimchi! (et qui n’est pas asiatique en plus, si j’ai bien compris ;-) ). Je fais du kimchi depuis un certain temps déjà, mais je suis paresseuse donc je coupe le choux avant de le faire fermenter (les Coréens appellent ça « casual » kimchi, mais pour moi c’est du kimchi « paresseux » ;-). Evidemment le tien, qui est le vrai, doit être bien meilleur.
    J’adore le riz frit au kimchi également (ma version préférée est aux lardons, shiso et un oeuf sur le plat est toujours bienvenu). Quand il faisait froid je faisais aussi des soupes au kimchi. C’est un produit miracle.
    As-tu essayé le kimchi aux concombres? C’est de loin mon préféré, mais on ne peut pas vraiment le cuire…

    • Eh oui, tu m’as démasquée, je n’ai les yeux bridés que quand je souris !
      Et je suis vraiment loin d’être une spécialiste du kimchi, j’ai déjà vu le kimchi « prédécoupé » mais je n’ai jamais essayé. Pourquoi pas, la prochaine fois (je ne sais pas trop en quoi ça peut affecter le goût, ceci dit) ! J’ai déjà essayé aussi la soupe au kimchi, c’est vrai que ça s’y prête très bien. Par contre je n’aurais pas pensé à l’associer à du shiso et des lardons, quelle créativité :)
      Pour le kimchi au concombre, j’aimerais vraiment en faire aussi mais les Coréens semblent utiliser des concombres à « pickles » qu’on ne trouve pas toujours facilement. Est-ce que ça fonctionne avec des concombres « ordinaires » ?
      Désolée en tous cas pour cette réponse tardive et à bientôt !

      • Je l’ai fait toujours avec de longs concombres uniquement et c’était délicieux! Il faut que j’essaie cette année avec les concombres utilisés dans les conserves (il n’y a qu’un seul stand sur mon marché qui les vend, mais je les achète chaque année pour faire des concombres au vinaigre où effectivement la variété longue ne marcherait pas).

      • Merci pour ces précisions Sissi, ton attention me touche !
        Je suis impressionnée par ton savoir-faire, je n’ai encore jamais fait de cornichons en conserve. Mais j’adore les cornichons aigre-doux comme on fait dans l’Est, il faudrait que je demande sa recette à ma grand-mère un de ces jours !
        Et je me suis décidée à acheter un concombre à conserve dès que j’en ai vu, je vais essayer ce fameux kimchi, en petite quantité pour commencer et puis si comme toi j’y deviens accro, il faudra que je fasse un stock de concombres ;)

  2. J’adore le kimchi mais n’en ai encore jamais fait maison ! J’aime également beaucoup le riz frit, j’en fais souvent au petit déjeuner avec des restes de riz, quelques oignons verts et un oeuf sur le plat ! Les deux ensemble, ça doit être délicieux !

    • Je confirme, ça l’est :)
      Et j’adore aussi la version toute simple de riz frit telle que je l’ai découvert il y a un bout de temps déjà sur le site « Recettes d’une Chinoise » : avec de l’oignon vert, des œufs brouillés et un peu de sauce de soja. Parfois il n’en faut pas plus pour faire un bon repas !
      Le kimchi maison, c’est sûr que je n’en ferais pas tous les quatre matins non plus, mais c’est bien plus simple à réaliser qu’à mettre par écrit…

  3. Ah les kimchi, je les mange juste comme ça, un peu fort mais j’adore! Je ne savais pas qu’il y a la poire dedans, dans ceux que j’ai mangé, ce sont plutôt des pommes vertes.
    Et pour le tofu, je suis entièrement d’accord avec toi! Il a du goût! Je ne te cache pas, quand j’ai entendu pour la première fois que l’on me dit le tofu est fade, je trouvais que les Occidentaux ont un palais pas très sensible! Mais après j’ai compris c’est peut-être une question d’éducation de goût, on n’a pas l’habitude…
    En tout cas, merci beaucoup pour tout ce travail de traduction de recette et ta version de riz coréen avec le tofu est pas mal du tout, je testerai quand mon mari n’est pas là…
    Bises

    • Merci Margot ! Oui, c’est le genre de plat que je me réserve aussi pour les jours où je suis seule à la maison, car l’idée même du chou fermenté fait fuir mon fiancé (il n’aime déjà pas la choucroute alors…) !
      Intéressant cette idée de pomme verte, ça doit apporter un peu plus d’acidité, il faudra que j’essaie un jour. Mais là, le goût de la poire n’est pas vraiment notable, c’est plus pour « arrondir » un peu la saveur du kimchi. Mais je ne m’y connais pas plus que ça en kimchi !
      Pour le tofu, oui, ce serait dingue qu’autant de gens aiment un truc sans goût ! Même si je pense que je n’aurais pas forcément aimé plus jeune, mes parents ayant tendance à mettre beaucoup de sel dans leurs plats, ce qui déguise le véritable goût des choses. Mais je m’en suis progressivement déshabituée quand je suis partie de chez eux et maintenant, j’apprécie beaucoup plus la saveur propre à chaque aliment, même si elle est subtile ! C’est quelque chose qui a l’air d’être plus ancré chez les Asiatiques, qui cuisinent parfois avec une grande sophistication mais aussi avec une extrême simplicité qui met mieux les produits en valeur.

  4. Magnifique ! je dois dire que ta recette de kimchi est beaucoup plus élaborée que la mienne, il faut absolument que je l’essaye ! Merci pour ta référence en tous les cas c’est adorable :)

    • Je t’en prie Claire, j’ai vraiment hésité, car justement, ta recette est bien plus abordable que celle-ci ! Peut-être que je m’y essaierai quand même un jour de flemme ;)
      Merci en tous cas de ce retour positif ! En effet, n’hésite pas à essayer cette version si tu fais du kimchi régulièrement… Par contre, il reste relativement « doux » avec les flocons de piment coréen, donc comme tu as l’air de l’aimer « chaud », choisis peut-être un piment plus corsé, comme tu l’avais déjà fait (moi je suis quand même un peu chochotte encore) !

      • Ho tu sais je fais beaucoup mon intéressante :)))) Merci en tous les cas si/quand je l’essaye, je te fais signe !

  5. Mais, mais, mais… C’est mon assiette comfort food des lundis soirs! (parfois le jeudi, aussi). Exactement la même, si ce n’est que je n’ai pas (encore) eu le courage de réaliser mon propre kimchi. Oh… J’ai envie de riz frt; maintenant.

    • Eh bien, les grands esprits se rencontrent…? Tu avais aussi eu l’idée du tofu alors, la preuve que c’est une association assez naturelle !
      J’espère que tu as pu satisfaire ton envie de riz frit, il n’y a pas d’heure pour ça :) J’aimerais bien aussi pouvoir en manger une à deux fois par semaine mais je crois qu’il y en a un à qui ça ne plairait pas du tout…
      En ce qui concerne le kimchi maison, moi en fin de compte c’est plus parce que je n’ai pas de source d’approvisionnement proche, sinon je crois que je céderais aussi à la paresse !

  6. Oh la la, ta recette me fait baver, je ne la montre pas à mon amoureux, grand fan de Kimchi et de cornichons, car il voudra que je me mette aux fourneaux fissa ! J’ai hâte de la tester, j’aime tout, le riz, le tofu, surtout préparé de la sorte, l’omelette bien croustillante sur les bords, la sauce de Kimchi et les graines de sésame torréfiées. C’est un plat pour moi, merci pour la recette !

    • Oh, ton enthousiasme me va droit au cœur ! Contente qu’il y ait au moins une de mes recettes qui te fasse suffisamment envie pour que tu t’y mettes, aux fourneaux :)
      Mais profite d’avoir un amoureux pas trop difficile pour te régaler avec lui, parce que c’est un euphémisme de dire que le mien n’apprécie pas particulièrement la cuisine asiatique et c’est parfois terriblement frustrant…
      Sinon je suis d’accord, tout est excellent dans ce plat, alors je pourrais facilement dévorer à moi seule deux parts au lieu d’une ;)

    • Eh bien, mille mercis Petite Banane ! Mais comment vais-je faire pour te rendre la pareille ?!
      Ne t’en fais pas, si je deviens célèbre grâce à toi, je ne t’oublierai pas ;)

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    • Au cas où tu repasserais par ici depuis tout ce temps (tu as peut-être d’ailleurs eu l’occasion de faire cette recette entre-temps ^^ ?!?), je tenais à te remercier pour ton sympathique commentaire, Eygel ! Toujours un plaisir de voir mon goût pour le goût du tofu partagé ;)

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